Scissions syndicales, réformisme et impérialismes dominants, 1939-1949
Annie Lacroix-Riz
Versailles, Lyon 2ᵉ, Lyon 6ᵉ...
Ce que dit l'éditeurL'unité a assuré, depuis la fondation du syndicalisme, la puissance et la cohésion de la classe ouvrière et des salariés. Elle fut la cible permanente du patronat national et de l'État à son service, secondés, à l'ère impérialiste, par leurs homologues allemands et américains : ces derniers, investisseurs de capitaux à l'étranger, avaient aussi besoin d'écraser les salaires, donc d'abattre la résistance ouvrière en en divisant les forces. Le camp patronal, unifié lui, trouva d'emblée d'efficaces alliés contre les syndicalistes combatifs dans les éléments réformistes, majoritaires dans les pays du « Centre » impérialiste. L'intervention étrangère se développa pendant les années 1930, où le Reich allemand organisa, y compris parmi les salariés, la non-résistance à son invasion puis à son exploitation directe des ressources des pays visés. Elle se déploya pendant la guerre, où les États-Unis préparèrent leur installation définitive en Europe en tout domaine, sphère syndicale incluse. L'immixtion de cette super-puissance, considérablement renforcée par le deuxième conflit mondial, emprunta partout des formes similaires. Une gigantesque corruption du syndicalisme « modéré » en assura précocement puis en consolida, via les dollars du Plan Marshall, le succès : témoignent ici d'une situation générale les exemples français, britannique et allemand. Avant-coureur d'une tutelle globale, le contrôle du syndicalisme, dans chaque pays et au niveau international, constituait la condition sine qua non d'une exploitation maximale des salariés européens. La transformation spectaculaire en loups-garous, via la propagande et la répression de « Guerre froide », des militants les plus combatifs, fort appréciés des salariés, surtout depuis la guerre, facilita et accéléra la réalisation de cet objectif. |
RésuméCinq articles décrivent le contrôle exercé par les impérialismes dominants sur le syndicalisme ouvrier dans l'Europe des années 1940. Une analyse des modalités de ralliement du syndicalisme réformiste français au Reich allemand après la défaite de 1940 est suivie d'études sur l'influence des Etats-Unis dans l'évolution des mouvements ouvriers en France, au Royaume-Uni et en Allemagne. ©Electre 2025 |
Caractéristiques Auteur(s) Éditeur(s) Date de parution
30 octobre 2020
Collection(s)
Histoire
Rayon
Nouveautés histoire
EAN
9782376071976
Nombre de pages
335
pages
Reliure
Broché
Dimensions
21.0
cm x
14.0
cm x
3.0
cm
Poids
450
g
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